Personnages célèbres de Gardanne
Michel Deleuil 9/10/2009
Gardanne n’a pas un grand savant, un grand artiste ou un grand homme politique. Peut-être quelques grands sportifs, comme Bernard Pardo. Le choix étant assez lisse, il est personnel. Ma liste veut parcourir les époques et les professions.
Archambaud est le premier personnage connu de l’histoire de Gardanne.
On lit dans le cartulaire de Saint-Victor de Marseille, qu’en 1022 « Archimbert et son épouse Maïamburge donnent au monastère où repose le corps de saint Victor martyr, l’église St-Pierre qui est au comté d’Aix, à peu de distance du castrum qu’on appelle Gardana, plus les terres qui vont avec. Au surplus, ils donnent dans le village un mansus cultivé par Durand Pendentia, en y ajoutant vignes, prairies, champs cultes et incultes entretenus par Gualterius »
En ces temps, peu avant leur mort, les possédants font un don pieux aux Bénédictins, afin que ces moines prient pour le donateur et ses proches. On ne sais rien de cet Archimbert, sauf qu’il tenait le Castrum de Gardana et qu’il devait être né avant l’an 1000. Il ne faut pas imaginer un château ni un seigneur fastueux, mais un donjon incommode sur une butte, un militaire vivant à la dure, avec une mule pour seul équipage. Grâce à Archimbert, nous savons que le fief de Gardana existe et qu’il dépend du Comté d’Aix. L’église Saint-Pierre a été retrouvée et fouillée. Elle remonte aux temps mérovingiens et l’on peut supposer qu’elle a donné son nom au ruisseau, appelé Lodéna (la boueuse) par les Romains. Il est émouvant de trouver ce terroir varié (vignes, prairies, champs cultes et incultes) et de connaître deux affranchis (Durand Pendantia et Gualterius) dont les noms, comme Gardana, sont un mélange de latin et de germanique.
Félix Baret (1845-1922) est né à Gardanne. Son grand-père Paul Baret dit Biscot était un notable qui participa, à 16 ans, à la diffusion des idées jacobines. Son père Marius Auguste César (1804-1886), géomètre et notaire, fut nommé maire de Gardanne de 1840 à 1847. Il poursuivit le projet de route proposé par Toussaint Borély.et commencé par Jean Baptiste Girard, à savoir le Cours, en réalisant la partie haute.
Félix, né d’Auguste et de Marie Négrel au 2, rue Font du roi, le 7 mai 1845, va vite s’avérer intelligent et réaliste. Avocat dès l’âge de 20 ans à Marseille, remarqué pour ses idées et son allant par Toussaint Borély, il domine vite le barreau aixois. En 1870, à Lyon, il est capitaine de la garde mobile et il fait condamner fermement des Canuts qui ont commis un assassinat et qui sont récalcitrants à la République. Il se lance dans la politique pour soutenir son héros, Gambetta. Conseiller municipal de Marseille en 1878 et 1881, conseiller général de Trets en 1882, maire de Marseille de 1887 à 1892, il est un administrateur clair et efficace. Il refait les trottoirs (au désespoir de Cézanne), il réalise la Bourse du travail, bâtit le premier Hôtel des Postes, rue Colbert, le lycée de jeunes filles rue Montgrand, lance en 1891 le réseau d’égouts qui fera disparaître le choléra. Puis il se retire, se contentant d’être conseiller, officier de la Légion d’Honneur. Il construit sa bastide à Gardanne dans le vallon frais et fleuri de Notre-Dame (dite improprement château Pitty) et scandalise les Gardannais en se baignant nu avec ses invité(e)s dans le Saint-Pierre. Il meurt à Marseille en 1922. La place devant la Préfecture porte son nom. Il n’a pas de parenté avec d’autres familles Baret.
Karl Bayer est né en Autriche. Chimiste embauché par la Compagnie qui deviendra Péchiney, il a l’idée en 1893 de fabriquer l’alumine par un autre procédé que celui de Sainte-Claire-Deville. Ce dernier procédé fonctionnait à Gardanne, et Bayer vint y perfectionner le sien, entre 1898 et 1901. Il eut beaucoup de mal à imposer l’attaque à la soude au lieu de la calcination en présence de calcaire. Mais en 1923 son procédé reignait en maître, car moins coûteux et moins polluant. Gardanne devenait la capitale mondiale de l’alumine. Aujourd’hui, le procédé est exploité dans le monde entier. Gardanne a encore un savoir faire qui maintient l’usine. Bayer représente tous ceux, ingénieurs et ouvriers, dont Gardanne peut s’honnorer.
Pierre Ernest Biver (1829-1889) a eu un rôle qui peut être jugé négativement. Ce Luxembourgeois, issu du milieu de la haute finance, fut envoyé par la companie Saint-Gobain pour sortir sa filiale Lhuillier d’une situation délicate. En effet, les mines qu’elle exploitait étaient peu productives et déficitaires. Energique, Biver réforme, exploite les mineurs sans aucun scrupule, et va remonter l’entreprise, quand la mine s’inonde. Il suit alors l’avis des ingénieurs et lance le faramineux projet de la galerie à la mer. Il meurt sans en voir la réalisation. La municipalité gardannaise a vu en lui celui qui a sauvé la mine et l’a vénéré en donnant son nom à une cité (1905). Mais il ne faut pas oublier sa façon de traiter les mineurs ni les conséquences néfastes de la galerie : Le bassin agricole de Gardanne s’est asséché.
Jean-Baptiste Bontemps est né à Gardanne en 1584 dans une maison qui existe toujours, rue de la Charité. Devenu barbier à Aix du duc de Vendôme, il en est l’infirmier intime et plus ou moins le lecteur d’augures. Après la mort du duc, il sert Louis XIII puis devient 1er valet de chambre de Louis XIV. Son fils Alexandre prend sa suite à Versailles et approfondit son influence sur le roi, mais Gardanne est bien loin et nous ne pouvons plus considérer les descendants de Jean Baptiste comme des Gardannais. Un indice laisse même supposer qu’ils furent neutres, sinon hostiles au village, lors de l’érection en Communauté (voir Forbin) En tout cas, Bontemps et Forbin restèrent en très bons termes.
Joseph Toussaint Borély (1788-1875), né à Sisteron, est enterré à Gardanne.
Il a été un grand juriste, procureur général à Aix de 1830 à 1848. Mais son attitude ouvertement républicaine et franc-maçonne sous la Restauration, son inflexibilité et ses idées avant-gardistes, lui ont valu sa mise à l’écart. Son père, qui fut révolutionnaire, s’était retiré à Gardanne pour trouver la paix. Il possèdait une grande maison, avec terrasse et pigeonnier, à l’emplacement de l’actuelle mairie, plus le domaine au levant, dit le clos. Toussaint venait le voir et attirait à Gardanne les grands hommes de l’époque, dont Manuel et Royer-Collard.
A la Révolution de 1830, croyant fortement au rôle de la garde nationale, il offre l’uniforme aux Gardannais qui s’y enrôleraient. Il obtient 513 adhésions, le plus fort taux de France. Gardanne est récompensé par un drapeau tricolore au coq (1831) Choqué par l’état d’abandon où se trouve la ville, il propose son assainissement par la réalisation d’un chemin rive gauche du Saint-Pierre. Etant Conseiller Général et ami du ministre Adolphe Thiers, ces travaux sont classés d’intérêt national et payés par l’Etat. Ils donneront naissance au Cours. Il vend sa maison pour qu’elle deviennent l’hôtel de ville, l’école, et la réception du télégraphe Chappe (1841) L’ancien hôtel de ville, place Ferrer, était exigue et insalubre. Il vend aussi le terrain où doit passer le chemin (Cours de la République)
En 1853, il achète au quartier de la Poucelle, le domaine dans lequel il érige une porcherie ultra moderne, qu’il baptise New Powrcelles. Il introduit une race de cochons très avantageuse (les York), encourage les cultivateurs gardannais à se moderniser et à participer aux comices agricoles. Amis de Lords anglais qui viennent le voir, il leur fait découvrir Cannes : Ils vont en faire la Côte d’Azur. Il écrit un livre visionnaire de propositions sur la justice, en particulier sur l’indépendance, le rôle du jury, le rôle du juge, choses non acquises à son époque. Déçu des politiques, repoussé à cause de son intransigeance et de ses lubies, il se fait enterrer à New Powrcelles, où les plus hauts personnages du département viennent lui rendre hommage. Sa tante a vécu et est morte à Gardanne, au 3, place Ferrer.
Alfred Bousquet (1884-1935) représente les mineurs. D’abord parce qu’il les a représentés pendant longtemps en temps que Délegué mineur, ensuite parce que sa notoriété avait atteint les autres bassins miniers. A sa mort, 3000 mineurs venus de toute la France lui ont rendu hommage devant le monument qu’ils ont édifié pour lui (second cimetière, emblème des mineurs). Né à Decazeville, travaillant à la mine, il avait entendu les discours de Jaurès. Sans famille, il était venu travailler à Meyreuil. Son éducation, son professionnalisme et son engagement politique l’avaient vite fait élire Délégué mineur. Il le resta jusqu’à sa mort, bien qu’il fut mis à la porte, car trop gênant pour la Direction. Gazé à la guerre de 14, où il perdit son frère qui vivait avec lui, il véçu dans la misère avec son épouse et ses 4 enfants. Dans sa maison passèrent Cachin, Paul Vaillant Couturier, Christofol, et des pauvres.
Paul Cézanne (1839-1906) est Aixois, mais il a vécu 1 an ½ à Gardanne. Les tableaux sur le village introduisent une idée de relation entre la forme et la couleur qui conduira ses successeurs au cubisme. Grâce à lui, la ville est connue du monde entier.
Michel Forbin. Le grand homme de la famille Forbin est Palamède de Forbin, juriste du roi René, conseiller secret de Louis XI. Ce dernier le nomme Président du Parlement, l’investit des pouvoirs de Comte. Il lui donne Gardane. Palamède rétrocède le village à son frère Jacques. Michel, né à Gardanne, fils de Jacques, habite le logis du roi René (1512) C’est le type même des seigneurs provençaux de ces temps. Il laboure des terres abandonnées pendant 9 ans, parfois il se loue. Il mène une vie rustique à la romaine. Son fils Esprit, atteint de la peste, se retire à Payannet et sera enterré dans l’église St-Valentin, auprès de son épouse.
Jean-Baptiste Forbin, fils d’Esprit, Consul à Marseille, chef de l’infanterie de la Ligue, fait rehausser les remparts et fortifier les portes de Gardane, car son engagement papiste attire la vengeance des Protestants, qui occupent les alentours en 1574. Il inaugure l’habitude des Forbin de faire carrière à Marseille, d’avoir Gardane comme source de revenus et de repli en cas de danger (peste par exemple) En 1592, Casaulx prend le pouvoir à Marseille. Le comte de Carcès et Jean-Baptiste Forbin (chefs de la Ligue) prennent position à Gardane avec 1400 arquebusiers et 400 cavaliers, mais ils échouent à la porte d’Aix et Carcès repart. En 1573, Forbin vend Valabre aux Thomas-Milhaud, à la condition de n’y point bâtir de village. Ces derniers élèvent une première bâtisse, dite improprement pavillon du roi René, puis le château (1630) avant de vendre à Gautier de la Molle.
Gaspard de Forbin, Louis de Forbin et Claude de Forbin sont 3 frères, respectivement lieutenant des galères, capitaine, et corsaire. Claude (1656-1733) est un grand aventurier, un chef d’escadre, l’un des premiers à avoir franchi le cercle polaire, à être allé au Siam. Il est un grand corsaire, ami de Jean Bart et de Dugay-Trouin, un personnage important au musée de la marine à Paris. Il est né à Gardane dans la nouvelle maison des Forbin, 27-29 Grand Rue (rue Puget) Dans ses mémoires, il raconte un événement survenu Grand Rue lorsqu’il avait 10 ans : Un chien enragé qui effrayait tout le voisinage, vint sur moi la gueule écumante. Je l’attendis de pied ferme et, lui présentant d’abord mon chapeau, je le saisis par une jambe de derrière et je l’éventrai d’un coup de couteau en présence d’une foule de gens qui étaient venus pour me secourir.
Nous ne retenons pas ce Forbin dans nos célébrités.. D’abord parce qu’il s’en va à cet âge-là sans remettre jamais les pieds dans la ville. Surtout parce qu’il va, avec ses frères, lui nuire. En effet, comme cela se fait souvent à cette époque, les Gardannais veulent racheter les droits seigneuriaux. En 1666, les Forbin les punissent en détruisant les aménagements : Les habitants envoient à Paris deux représentants porteurs de la lettre suivante au roi : Il y a deux ou trois mois, par violence et voies de fait des seigneurs contre les habitants, leur démolissant leurs viviers, écluses, fosses, les privant des eaux pour l’arrosage de leurs terres, de laquelle ils avaient joui de tout temps, les réduisant à quitter leurs maisons…Le jeune Claude est si furieux contre Gardane que son biographe explique ses futurs manques de retenue par la haine qu’il porta, adolescent, à Gardane (Claude de Forbin corsaire du roi, Gérard Jaeger, Editiond Glenat, 2005) En 1669, le rachat est fixé à 134.492 livres, somme énorme et sans concession, malgré la présence d’Alexandre Bontemps auprès du roi. Gardane rachète et devient Communauté en 1673. Claude de forbin, qui est condamné à mort pour assassinat, va se faire absoudre à Versailles, où Louis XIV et Bontemps le reçoivent en ami. Après une vie exceptionnelle, il meurt dans sa bastide de Saint-Marcel, à Marseille.
Joseph de François (1642-1714), né à Gardanne, est issu par sa mère de la branche gardannaise des Bontemps. Il fonde en 1700 un ordre de charité et donne sa maison pour qu’elle serve d’hôpital. Les donateurs sont dits Bienfaiteurs des pauvres. Un monument érigé vers 1875 dans le cimetière, donne leur liste : Payan Tu ; Bonnaud Fd , Gueidan Alph ; Cavaillon Fçois ; Guermon Jph ; Deleuil Sien ; Chave Marie R ; Depousier A ; Sibilot Fçoise ; Gras Adrien ; Baret Félix ; Chave Marie ; Deleuil Ande ; Crayert Jean ; Deleuil Henri ; Deleuil JBte. Cet hôpital a donné son nom à la rue de la Charité.
Louis Alphonse de Gueidan (1783-1853), Marquis, petit-fils du célèbre Gaspard de Gueidan qui acheta le château aux Gautier, Louis épouse en 1823 la roturière Françoise Joséphine Sibilot. Il possède tout Valabre, les quartiers de Milhaud, Rambert et Gabrielly, des terres à Roman et à la Crémade, et, contrairement à ses ancêtres, vit et meurt au château.
Bertrand et Hugues de Baux : Cette puissante famille des Baux a possédé Gardana pendant plusieurs siècles, y laissant le souvenir de l’arrogance et de la dureté. Bertrand a donné la terre de Sylvacane, a payé la construction de l’abbaye et s’y est fait enterrer. Son petit-fils Hugues, seigneur de Gardana en 1269, s’oppose à Charles 1er d’Anjou, frère de saint Louis et comte de Provence par son mariage avec Béatrix. Son petit-fils Hugues de Baux devra se soumettre et tester en faveur de Charles II d’Anjou (1302)
Pierre Ferdinand Maurel est né en 1828 au n° 27, rue de la Charité, de Jean et Anne Reynier. Devenu confiseur au cours Forbin, il se lance en 1851 dans la fabrication du nougat, un dessert qui redevient à la mode à Aix-en-rovence. Il réussit parfaitement et transferre sa fabrique avenue des Aires. Le nougat de Gardanne est réputé. Il est maire en 1871. Son fils Agricol sera maire et Conseiller général. On lui devra les lavoirs et les fontaines.
Pons de Rousset : Archiviste aux Etats de Provence au début du XVe siècle., il achète des droits seigneuriaux et construit un logis place Ferrer. Opposé aux Angevins, il est arrêté et condamné par Louis III d’Anjou, décapité et ses biens confisqués (1423) Voir René d’Anjou.
François Poussel 1769–1830, n’a aucune célébrité. Il représente ici les paysans.
Il habite la ferme du petit chemin d’Aix avec son épouse Rose Achard et meurt alors que ses enfants sont jeunes. Augustin 1816-1840 meurt à la conquête de l’Algérie. Joseph 1801-1865 mène les terres, Denis 1811-1881 fait le voiturier (transport des productions à Marseille, à dos de mulets) De nombreuses familles sont issues des enfants de Joseph (Auguste et Léonidas) ainsi que de ceux de Denis (Louis Elisée, Pierre Juvenal et Eugène) Dans les années 1880, la construction des voies ferrées vers Carnoules et vers Aix ont emputé leurs champs et fait perdre leur compétitivité.
René d’Anjou, dit le roi René (1409-1480) : Frère puîné de Louis III, comte de Provence de 1434 à 1840, il s’intéresse à Gardana à partir de 1452. Il y embellit le logis de Pons de Rousset, crée une ferme pilote (au clos Raynaud), avec bergeries et élevage d’oies, construit l’étang du grand Pesquier comme vivier, lance la culture du safran, aménage des aires communales, un puits communal et deux fontaines (font du roi, font dei pèsé) Il gère 270 hectares de labours, presque autant de prés, presque autant de vignes. Il dessine l’écusson de Gardana (le A surmonté de la croix de Saint-Victor et les lettre G,A,A, couronnés de tours car la ville est fortifiée) Après la mort de son héritier (1481), Louis XI offre Gardane à Palamède de Forbin, qui le rétrograde à son frère Jacques. La seconde épouse du roi René, Jeanne de Laval, a été confondue par erreur avec la reine Jeanne, comtesse de Provence, qui vivait un siècle plus tôt. Si la reine n’a rien à voir avec Gardanne, Jeanne de Laval y est souvent venu chasser et a apprécié son côté champêtre.
Françoise Joséphine Sibilot, marquise de Gueidan. Simple fille de rôtisseur, elle épouse le marquis Louis Joseph Alphonse de Gueidan et en devient l’héritière. Veuve et sans enfant, elle épouse Louis Jules de Maisoncelle de Richemond et teste en faveur de la ville de Gardanne, à la condition de respecter les arbres et d’assurer l’existence d’une école d’agriculture. Elle lègue ainsi le château, les bois, terres, fermes et immeubles, et meurt en 1882. L’Institut agronomique s’ouvre en 1884. Elle a laissé une image populaire de « bonne personne », au point qu’on croit qu’elle a donné ce nom au quartier, alors qu’il s’agit de l’inverse : La Bonne Personne est la Vierge, et le quartier s’appelle ainsi avant Françoise Sibilot. Mais celle-ci prendra ce nom lorsque sa statue sera placée là. Maisoncelle de Richemond a été maire de Gardanne et a offert le terrain sur lequel est bâti l’actuel cimetière.